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Editorial : De la garantie à la destruction de l'offre de Soins…

publié le 28-08-2021

La garantie de chiffre d'affaires offerte par le gouvernement aux établissements de santé pendant la crise COVID, nécessaire à la prise en charge adaptée des patients, a eu pour effet de fragiliser la position des praticiens exerçant dans ces mêmes établissements.

En effet, le chiffre d'affaires habituel est directement rattaché au GHS généré par l'activité patients liée au recrutement de chaque praticien hospitalisant. Il a été facile pour les établissements de s'affranchir de cette contrainte d'activité pour optimiser des résultats à partir d'un chiffre d'affaires garanti et en organisant une baisse des charges salariales en personnel.

Lors de la reprise d'activité, il a été difficile d'ouvrir au maximum de leurs capacités d'accueil habituelles les services et l'ensemble des salles d'opération.

Il a été impossible pour bon nombre de praticiens de reprendre leur activité au niveau antérieur à la crise, impactant une nouvelle fois la prise en charge des patients "non Covid" déjà victimes des vagues successives et des restrictions d'activités imposées par les ARS et les directions d'établissement. Avec pour certains établissements des consignes directes de prises en charge exclusives de certaines pathologies uniquement.

Le paradoxe a abouti dans de trop nombreux établissements à des conflits entre les praticiens, via les CME, et les directions d'établissement. Des procédures juridiques sont actuellement engagées pour amener les établissements à respecter leur engagement contractuel. Il faut le rappeler clairement la mise à disposition des personnels nécessaires au plan légal et réglementaire pour l’activité opératoire est une OBLIGATION DE RESULTAT et non DE MOYENS !!

Il est tout aussi étonnant de voir en période de reprise d'activité apparaître des travaux non programmés de rafraichissement de salles de bloc opératoire ou de chambres de service. Bien commode quand il n'y a pas le personnel pour les faire fonctionner !!!
Il est déplorable de voir des CME démissionner et se désolidariser des politiques d'établissement.
Il est anormal de voir des contrats de praticiens révoqués unilatéralement et brutalement pour s'être opposés à ces politiques. On ne voudrait surtout pas penser que ce soit une façon de répondre au manque de personnel.

Comment faire aujourd'hui confiance à ces mêmes établissements qui sollicitent les tutelles lors du plan de relance alors qu'ils ont démontré que l'offre de soins n'était pas leur objectif ? Comment les CME vont-elles approuver ces projets et les soutenir quand les directions s'affranchissent de l'essence même de notre métier : la prise en charge des patients.

On ne joue pas à Hôpital Manager comme on joue à Football Manager. Les enjeux en termes de santé sont bien trop importants pour leur laisser seuls ce pouvoir.

Le SNARF restera avec ses avocats au soutien de tous les praticiens pour faire respecter par les établissements de santé leurs obligations.

Ensemble, soyons unis pour les patients !

Dr Etienne Fourquet
Président SNARF
Vice président Avenir Spé Bloc
Responsable groupe Avenir spé Bloc URPS AURA.

   
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