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Reconnaître le diplôme d’IADE en pratique avancée clinique est un retour en arrière !

publié le 18-03-2021

MAJ 18 mars 2021 : l'amendement a été supprimé

Le courrier du SNARF et de l'AAL du 12 mars 2021 adressé aux députés

Communiqué du 25 février 2021 : L’AAL et le SNARF, les deux syndicats de médecins anesthésistes-réanimateurs libéraux sont, comme le gouvernement, opposés à ce projet d’amendement actuellement en débat au parlement. En effet, un amendement visant à intégrer les Infirmiers Anesthésistes diplômés d’Etat (IADE) dans le dispositif Infirmier de Pratique Avancée (IPA) figure dans la proposition de loi  « Améliorer la santé » ...

 

Pour rappel, ce dispositif a été créé pour améliorer la gestion de patients, atteints de pathologies chroniques lourdes, répondant à des circuits précis, et en aucun cas pour la réalisation d’actes, et actuellement exclusivement sous responsabilité médicale.
https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000037218463/

L’organisation de l’anesthésie en France a la particularité d’être cadrée depuis 1994 par des décrets, et par une médicalisation systématique de tout patient pris en charge pour un acte d’anesthésie, ce qui n’est pas le cas dans de nombreux autres pays de l’OCDE.

Ce système est cité en exemple, de plus en plus « copié » et a prouvé depuis des années son excellence qualitative pour les patients endormis en France, en terme de réduction de la morbi-mortalité liée à l’anesthésie.
Cette excellence a été obtenue après des années, grâce à l’indispensable collaboration du binôme médecin anesthésite-réanimateur/IADE, par la réalisation d’actes sous responsabilité médicale, dans un circuit médicalisé, permettant une sécurisation optimale pour nos patients.

L’IADE exerce sous la responsabilité de l’anesthésiste, avec des protocoles d’anesthésie déterminés en amont ; le médecin anesthésiste-réanimateur lui délègue ensuite la surveillance du patient durant l’intervention, tout en se rendant disponible immédiatement en cas de complication ; il en est de même dans les unités de SAMU et d’urgence :  LES IADE NE SONT JAMAIS EN PRATIQUE AVANCEE.

https://sfar.org/le-role-de-linfirmier-anesthesiste-diplome-detat/

Le passage en statut « IPA » des IADE mettrait clairement fin à cette sécurité pour les patients (au nom de quoi certains patients seraient anesthésiés par un IPA d’Anesthésie et d’autres par un médecin anesthésiste-réanimateur ?) et serait pour nous un retour en arrière, que nous refusons en bloc !

Nous reconnaissons le rôle indispensable de ces collaborateurs qui ont encore prouvé leur efficacité ainsi que leur dévouement dans la crise sanitaire actuelle.

Mais leur rôle primordial ne peut se faire sans l’intervention d’un médecin anesthésiste-réanimateur.

La pratique avancée (PA) ne doit pas être l’Eldorado des IADE en difficulté dans leur exercice ; en aucun cas leur formation très complète ne leur permet d’avoir un avis sur la globalité du patient, et encore moins une approche clinique globale.

La décision diagnostique relève de la responsabilité du médecin anesthésiste. Aussi nous ne pouvons accepter une totale autonomie d’actes d’anesthésie pour les IADE, afin de ne pas démédicaliser la prise en charge actuelle des patients, mais aussi afin de ne pas faire peser le poids médico-légal de tout acte sur nos précieux collaborateurs.

C’est pourquoi nous demandons le rejet de cet amendement.  

Dr François HONORAT, Syndicat AAL

Dr Loic KERDILES, Syndicat AAL

Dr Etienne FOURQUET, SNARF       

Dr Julien CABATON, SNARF       

Voir aussi Le communiqué du SNPHARE

 

   

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