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31-05-2010

Communiqué : Baisse sur le tarif de l’anesthésie de la cataracte

Le SNARF refuse le démantèlement des actes d’anesthésie et appelle à suspendre les...

22-10-2009

ARRES ASSPRO en 2009 - 2010

Calendrier des journées de prévention et de gestion du risque anesthésique

19-11-2008

Travailler plus pour gagner moins !

Tel est le slogan que la CNAM voudrait appliquer aux anesthésistes. Nous ne voulons pas...

27-05-2010

Coordonnées/bulletin adhésion SNARF

21-01-2009

Paiement en ligne sur le site du SNARF

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19-11-2008

Travailler plus pour gagner moins !

Tel est le slogan que la CNAM voudrait appliquer aux anesthésistes. Nous ne voulons pas faire dans le catastrophisme ni dans le grandiloquent, mais la situation est grave et nous devons nous rassembler rapidement pour être prêts à défendre la spécialité.



Le parcours de soin est une coquille vide qui peut se résumer au seul passage obligatoire par le médecin généraliste. Les spécialistes cliniciens, qui doivent attendre la charité du médecin traitant, en sont les grands perdants.

Sous la pression des syndicats, une réunion s’est tenue à la CNAM sur ce sujet. Mais les caisses sont vides. Aussi la solution proposée est simple : il suffit de déshabiller Pierre pour habiller Paul.

Et qui retrouve-t-on chez les Pierre : les anesthésistes (avec bien entendu les éternels radiologues et biologistes !!!). Notre crime : notre chiffre d’affaire a progressé avec la mise en place de la CCAM, mais cette progression a été plus importante que celle calculée initialement par la caisse.

Comme nous l’avons déjà dit au ministère, cette progression est logique et subie par les anesthésistes. Deux facteurs s’associent :
- Le nombre d’actes sous anesthésie ne fait qu’augmenter sous la pression légitime de la population
- la douleur n’est plus tolérée, donc le moindre acte un tant soit peu invasif, doit être fait sous anesthésie.

Contrairement à ce qu’à pu dire à la SFAR notre ministre, sans doute mal renseignée par ses conseillers, le nombre d’anesthésistes libéraux décroît. Alors qu’il y a une dizaine d’année on avait effectivement un passage du public vers le privé, actuellement non seulement les jeunes ne s’installent plus en libéral, mais on assiste au départ des seniors du privé vers le public. Compte tenu de la pyramide des ages cette situation ne fera que s’aggraver avec le temps. Et comme l’a justement dit avec humour le Dr Gouyou-Beauchamps de l’UCCDF : « lorsqu’il ne restera plus qu’un seul anesthésiste il sera immensément riche ».

La solution de la caisse est donc simple, puisque nous travaillons, plus il faut diminuer la valeur de nos actes : travailler plus pour gagner moins.

Nous rappelons que les anesthésistes ne sont pas prescripteurs de leurs actes.
Nous ne faisons que répondre à la demande de soins et il serait intolérable que nous soyons sanctionnés pour avoir fait notre devoir de médecin.

Préparez vous à vous mobiliser massivement si la caisse persistait dans ce délire.

Dr Michel Lévy, Président du SNARF et Dr Olivier de Cock, Secrétaire général du SNARF