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Article HOSPIMEDIA Les anesthésistes-réanimateurs fustigent la proposition de la HAS sur la cataracte

publié le 22-06-2020

Dans un rapport, la Haute Autorité de santé livre des pistes pour sécuriser le parcours des patients lors d'une chirurgie de la cataracte. Les anesthésistes-réanimateurs font savoir leur opposition à cette proposition.

Publié le 22/06/20 - 17h32

 

Face aux risques de complications lors d'une opération de chirurgie de la cataracte, la Haute Autorité de santé (HAS) propose d'ouvrir la réflexion autour d'un parcours de prise en charge anesthésique plus sécurisé. Elle pose deux conditions, à savoir une consultation préalable d'anesthésie systématique et la disponibilité sur site d'au moins un anesthésiste-réanimateur, avec un seuil maximum de cinq patients sous anesthésie topique sans sédation (lire notre article).

Dans un communiqué, le Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs élargi (Snphare) fait part de sa "farouche" opposition. Il pointe un "mélange dangereux des rôles" et rappelle que les propositions de la HAS sont contraires à la réglementation en vigueur, qui "a largement fait la preuve de son efficacité en termes de qualité et de sécurité des soins". La Société française d'anesthésie-réanimation (Sfar) et le Conseil national professionnel d'anesthésie-réanimation et de médecine périopératoire (CNP-ARMPO) précisent que la présence d'un médecin anesthésiste-réanimateur relève du choix du chirurgien. Ce dernier souhaite ainsi que son patient entre dans un parcours avec une consultation préanesthésique ou dans un parcours en dehors de la présence et de la responsabilité d'un médecin spécialisé. Dans le cas où une anesthésie topique est réalisée pour une chirurgie du cristallin, il s'agit d'un acte externe comparable à d'autres actes interventionnels avec anesthésie locale.

La démographie "incompatible" avec la HAS

La Sfar et la CNP, après ce rappel, font part de leur "opposition formelle" au fait que "l'anesthésiste-réanimateur soit présent aux côtés du patient, en prévision d'une hypothétique complication alors que celui-ci bénéficierait d'une anesthésie topique seule dont la réalisation a été choisie par le chirurgien en dehors d'un parcours d'anesthésie". Le Snphare ajoute que la démographie médicale actuelle de leur spécialité est "incompatible" avec l'évolution organisationnelle de la HAS. De son côté, le Syndicat national des anesthésistes-réanimateur de France fait également part de son opposition à la proposition de la HAS. "La notion de médecin volant ou pompier multi-sites n'existe pas dans le décret de 1994. Toute initiative qui remettra en question la sécurité des patients trouvera notre opposition", avance-t-il également par communiqué. Il insiste sur le fait que la consultation est un acte médical relevant de la responsabilité du médecin anesthésiste-réanimateur. "Tout patient reçu en consultation d'anesthésie bénéficiera du parcours et d'une prise en charge par des anesthésistes-réanimateurs", rappelle-t-il.

"Cette intention, pertinente et louable, aurait pu déboucher sur des recommandations de bonnes pratiques cohérentes, en accord avec la situation sanitaire et démographique actuelle et la position des professionnels interrogés", regrette de manière général le Snphare sur cet avis de la HAS. Cette dernière est, selon le syndicat, sorti de son rôle de promoteur de la qualité et de la sécurité des soins, avec cette évaluation demandée par l'Union nationale des caisses d'assurance maladie.

Jérôme Robillard

   
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