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et réanimateurs de France.

L'histoire du SNARF

publié le 12-10-2015

par le Dr Michel Lévy, président d'honneur du SNARF

Le syndicalisme médical fut illégal jusqu’à la fin du 19ème siècle. Il a été autorisé, par la loi CHEVANDIER du nom d’un confrère député de la Drôme, en 1892

Quatre présidents réunis sur cette photo : de gauche à droite Dr Gérard Chapus, Dr Michel Lévy, Dr Jean-Marc Dumeix, Dr Chrsitian-Michel Arnaud

 

Le SNARF est l’un des plus vieux syndicat médical de France en tant que syndicat de spécialité. Je ne parle pas de la nonagénaire Confédération des Syndicats Médicaux Français créée en 1928. Il est contemporain de la spécialisation médicale de l’anesthésie réanimation française.

En effet, sa création officielle date du 3 juillet 1946 à 15 heures pour être précis. Son premier Président, le Docteur Jacques BOUREAU, prononça son allocution 1 avenue de Villiers à Paris. Le dépôt des statuts du Syndicat National des Médecins-Anesthésistes Français se fera le 1er août 1946.

Avant cette création officielle un petit groupe de 4 anesthésistes parisiens crée une association corporative des anesthésistes consacrée par le Conseil Supérieur de l’Ordre des Médecins le 25 novembre 1941. Cette association regroupe rapidement 19 membres et un bureau est élu avec le Docteur Julien Lavoine comme Président. La première réunion se tient dans un cercle proche de l’Opéra puis les suivantes aux Enfants Malades.

Il est difficile de comprendre l’évolution du syndicalisme des médecins anesthésistes sans un petit rappel historique de notre spécialité.

Avant la deuxième guerre mondiale, l’anesthésie était  « donnée » très rarement par un médecin. La plupart du temps, on attribuait cette tâche  « subalterne » au garçon de salle ou au dernier externe arrivé dans le service qui devait rapidement maîtriser le maniement du masque d’Ombrédanne.  Seuls quelques grands chirurgiens comme Gosset ou Merle D’Aubigné travaillaient avec des médecins généralistes formés à l’anesthésie bien qu’il n’y ait pas de formation spécifique de cette spécialité en France et qu’elle ne soit pas reconnue comme spécialité. Pour la petite histoire, Gosset travaillait dès le début du 20ème siècle avec un médecin pratiquant l’anesthésie, le Dr Maurice Boureau à qui succéda son fils Jacques, premier président du syndicat des anesthésistes.

Une société scientifique (Fondateur Robert Monod et Président Antonin Gosset) s’intéressant à l’anesthésie fut créée par des chirurgiens en 1934 et comptait seulement 4 anesthésistes sur 100 membres. Cela n’empêchait pas le Président de cette société d’éprouver un certain mépris pour ses confrères anesthésistes comme le prouve un texte paru dans la revue de l’infirmière du 5 janvier 1951 : « Certes en France, les anesthésistes ou mieux les anesthésiologistes puisque tel est leur nouveau titre… poussent à faire instituer en France une réglementation inspirée de l’Angleterre où seuls les médecins ont le droit d’administrer l’anesthésie. On se demande si pour maintenir notre prestige nous ne devrions pas nous faire appeler chirurgiologistes... Si les puissantes associations d’infirmières s’unissaient aux chirurgiens on pourrait lutter utilement contre les prétentions un peu excessives des anesthésiologistes. »

Pendant la guerre des médecins résistants quittent la France pour combattre aux côtés des alliés et se forment à l’anesthésie anglo-saxonne. Parmi eux Guy Vourc’h, Jean Lassner et Ernest Kern seront les fers de lance de l’anesthésie moderne. Ces deux derniers dispenseront un enseignement à Cochin dès 1947 par des conférences d’actualisation.

La première chaire d’enseignement de l’anesthésie date de 1947 et est confiée à un chirurgien (le professeur Moulonguet). Il faut attendre un arrêté du 18 novembre 1948 pour que soit créé le certificat spécial d’anesthésiologie, ce qui n’est pas du gout de nombreux chirurgiens

A cette époque les médecins anesthésistes exercent tous à l’hôpital et dans les cliniques en suivant leur chirurgien. La rémunération hospitalière est symbolique et il n’existe pas de nomenclature spécifique pour l’acte d’anesthésie. Leur rémunération se fait par une ristourne des opérateurs. Ils exercent aussi la médecine générale plus rémunératrice.

A cette époque l’enseignement est dans les mains des chirurgiens, les anesthésistes n’ont pas de nomenclature et l’Ordre des Médecins ne reconnaît ni notre spécialité ni notre indépendance. Ceci crée un sentiment de frustration dans toute la profession qui fera bloc en adhérant massivement au syndicat.

Le Docteur Jacques Boureau, premier président organisera le premier Congrès d’Anesthésiologie les 4, 5 et 6 octobre 1949 à l’amphithéâtre de la Clinique Chirurgicale et Infantile de l’Hôpital Necker. Les communications se partagent entre communications scientifiques et communications professionnelles appelées aussi par J. Bourreau communications corporatistes. Les premières auront pour thème « les dangers de l’anesthésie moderne ». C’est en janvier 1949 que L’Ordre des Médecins reconnaît notre spécialité et intègre la réanimation à la pratique de l’anesthésie. Il y a deux spécialités pouvant pratiquer la réanimation : Les anesthésistes et les hémobiologistes transfuseurs.

En décembre 1958, la Loi Debré élaborée dès 1944 par le Professeur Robert Debré et mise en application par son fils Michel, premier ministre de la toute nouvelle Vème république, crée les CHU et attire les médecins réputés par un statut attractif leur permettant d’exercer leur activité hospitalo-universitaire et privée sur un même site .

Les besoins en médecins hospitalo-universitaires pour l’anesthésie étaient moindres que les besoins en médecins hospitaliers pour cette spécialité. Les anesthésistes devront attendre 1960 pour avoir leur propre statut de médecin mono-appartenant qui leur permet d’exercer à temps plein en centre hospitalier public

Les médecins anesthésistes avaient, dans les CHU, un statut qui leur était propre, intitulé : « Cadre Hospitalier Temporaire » (CHT) crée en 1966. Ils étaient nommés adjoints temporaires pour 2 années reconductibles 4 fois (maximum 8 ans), puis permanents après un concours local qui leur donnait le titre de médecin monoappartenant de 2ème grade puis de 1er grade. Le CHT a duré jusqu’en 1980, puis a été remplacé par le CHAR (cadre hospitalier d’anesthésie réanimation) : assistant temporaire pendant 2 ans maximum, puis permanent après concours local permettant de devenir 2ème grade puis 1er grade du CHAR suivant les titres et travaux. En 1984, le statut particulier des anesthésistes de CHU disparaît pour être confondu avec celui de toutes les autres disciplines, que ce soit pour les CHU ou les hôpitaux généraux, et devenir « Praticien Hospitalier » (PHAR : praticien hospitalier d’anesthésie réanimation) Tous les CHAR de 1er et 2ème grades ont été intégrés comme PHAR, en tenant compte de leur degré d’ancienneté, et sont restés au CHU. Les assistants du CHAR qui étaient temporaires (moins de deux ans d’ancienneté dans le statut) ont dû passer un concours national d’intégration. Ils n’ont pas tous été intégrés au CHU, certains choisissant de s’installer dans les hôpitaux généraux.

Cette réforme a scindé l’exercice professionnel des anesthésistes en exercice libéral dans les cliniques privées et en exercice public hospitalier au sein des CHU et des hôpitaux généraux. Un premier syndicat de médecins plein temps hospitalier est créé par les CHT en 1969 le SACHT (Syndicats de Anesthésiologistes du Cadre Hospitalier Temporaire)

C’est juste après la création du statut du CHAR en 1981 que la défense de la profession s’est logiquement transformée en créant la Fédération Intersyndicale des Anesthésistes Réanimateur Français le 20 mars 1981 et déclarée à la préfecture de la Seine le 8 mai 1981. Cette Intersyndicale était composé de 3 entités au départ : le SNARF, le SNMCHAR (Syndicat National des Médecins du Cadre Hospitalier d’Anesthésie Réanimation) qui succède au SACHT et le SNMARNU (Syndicat National  des Médecins Anesthésistes Réanimateurs des Hôpitaux Non Universitaires).

Lors de la création du statut de praticien hospitalier en 1984, le SNMCHAR changera de nom et deviendra le SNPHAR en 1985 (Syndicat National des praticiens hospitaliers anesthésistes réanimateurs) et ne limitera pas son action aux seuls CHU, mais à l’ensemble des centres hospitaliers.

Cette intersyndicale a été rejointe en 2003 par la Collégiale des Professeurs d’Université-Praticiens Hospitaliers en Anesthésie Réanimation.

On peut remarquer que depuis la création du SNAF en 1946 jusqu’à aujourd’hui, la défense professionnelle des anesthésistes, en suivant l’évolution des pratiques, a toujours été puissante. Elle a su défendre les intérêts de la profession au plus grand bénéfice des patients. Elle a su garder sa spécificité grâce à une concertation au sein de l’intersyndicale.

Notre syndicat a changé deux fois de titre :

A l’origine en 1946 il s’est appelé «  Syndicat National des Anesthésiologistes Français »

Le 21 octobre 1963 «  Syndicat National des Anesthésiologistes-Réanimateurs Français » Et en 2002 : « Syndicat des Anesthésistes Réanimateurs de France » suite aux accords européens sur la possibilité faite à des médecins non Français d’exercer en France.

Le premier siège du Syndicat est dans les locaux de la CSMF à l’origine au 60 rue Latour-Maubourg dans le 7ème arrondissement de Paris. Son siège sera transféré au 185 rue Saint-Maur lorsque le SNARF reprendra les locaux de la SFAR.

 

Les présidents depuis la création du SNARF :

1946/1952 Dr J.BOUREAU

1953/1955 Dr J.  VERHAEGHE

1956/1964 Dr P. JACQUENOUD

1965/1967 Dr J.M. PICARD

1968/1971 Dr C. LENGLART

1972/1973 Dr J. TRICOIRE

1974/1978 Pr R. DELEUZE

1979 Dr M. LAVOGEZ

1980/1989 Dr C. FRAYSSINHES

1990/1988 Dr G. CHAPUS

1999/2004 Dr J.M. DUMEIX

2005/2012 Dr M. LEVY

2013/2014 Dr C.M. ARNAUD

 

 

 

 


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